Projet TRANSFORME : le Ministre Kalumba confirme la qualité des équipements distribués aux femmes micro-entrepreneures
En visite de supervision ce lundi 22 juin, le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des petites et moyennes entreprises (PME) a tenu à mettre fin aux controverses entourant le Projet TRANSFORME. Au cœur des préoccupations : des rumeurs persistantes faisant état d’équipements de qualité douteuse et de coûts supposément surévalués dans le cadre de la remise de kits professionnels aux femmes bénéficiaires du programme « Mwasi ya molende ».
Sur le site de distribution, où plusieurs femmes micro-entrepreneures venaient réceptionner leurs outils de travail, le ministre a pris le temps de suivre le parcours des bénéficiaires, depuis leur sélection jusqu’à l’octroi des équipements. Il s’est également entretenu directement avec elles, recueillant leurs appréciations sur la qualité du matériel reçu.
Des rumeurs jugées « non fondées »
À l’issue de cette immersion, le constat du ministre se veut sans équivoque : « Les informations qui circulent ne correspondent pas à la réalité observée sur le terrain. Les bénéficiaires reconnaissent elles-mêmes la qualité des équipements mis à leur disposition », a-t-il déclaré. Le volet financier n’échappe pas non plus à son évaluation : « Les prix sont compétitifs et cohérents avec les réalités du marché local ».
Ces propos visent à faire taire les détracteurs du Projet TRANSFORME, régulièrement cité comme l’un des programmes structurants de soutien à l’entrepreneuriat en République démocratique du Congo.
Un modèle d’accompagnement progressif et structuré
Au-delà de cette controverse, la visite ministérielle aura également été l’occasion de rappeler l’approche globale – souvent qualifiée d’« holistique » – adoptée par le Projet TRANSFORME, particulièrement dans l’autonomisation économique des femmes.
Contrairement à des approches limitées à l’octroi de financements ou de matériel, le programme s’appuie sur un parcours structuré en plusieurs étapes :
- Formation en initiative personnelle, visant à renforcer la confiance en soi et la capacité à entreprendre ;
- Renforcement des compétences managériales de base, portant notamment sur la gestion financière, la relation client ou l’organisation des activités ;
- Élaboration d’un plan d’équipement, assimilé à un plan d’affaires simplifié, permettant aux bénéficiaires de définir précisément leurs besoins et leurs objectifs économiques.
C’est à l’issue de ce processus que les kits professionnels sont attribués, en adéquation directe avec les activités génératrices de revenus identifiées par les bénéficiaires. Cette méthodologie vise à garantir la pertinence et la durabilité des appuis fournis.
TRANSFORME, un programme aux résultats significatifs
Depuis son lancement, le Projet TRANSFORME s’est imposé comme un pilier de la politique publique en faveur des micro et petites entreprises. En mettant l’accent sur les femmes entrepreneures – un public souvent exclu des circuits classiques de financement – le programme contribue à la fois à la réduction de la pauvreté et à la dynamisation du tissu économique local.
Les réalisations incluent la formation de milliers de bénéficiaires à travers le pays, l’accompagnement à la structuration d’activités économiques viables, la mise à disposition d’équipements adaptés aux besoins réels des entrepreneurs, et un suivi post-appui visant à consolider les acquis.
Le programme « Mwasi ya molende » s’inscrit dans cette dynamique, avec un accent particulier sur la promotion de l’autonomie économique des femmes et leur inclusion dans les chaînes de valeur locales.
Vers un passage à l’échelle au niveau national
Cette expérience pilote pourrait bientôt changer d’échelle. Le gouvernement congolais s’apprête en effet à lancer, dès le 30 juin prochain, un vaste projet inspiré des enseignements tirés du Projet TRANSFORME et du PADMPME (Projet d’Appui au Développement des Micro, Petites et Moyennes Entreprises).
Ce nouveau programme ambitionne de couvrir l’ensemble des 145 territoires du pays, dans une logique de décentralisation du soutien à l’entrepreneuriat. Il s’inscrit dans le cadre du Programme présidentiel pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, récemment consacré par un pacte social.
L’objectif est clair : capitaliser sur les succès des initiatives existantes pour amplifier l’impact économique et social à l’échelle nationale, en favorisant l’émergence d’un entrepreneuriat inclusif, structuré et durable.
Une opération de transparence bienvenue
Dans ce contexte, la visite du ministre apparaît comme une opération de transparence essentielle, à un moment où les attentes sont élevées et les enjeux importants. En confrontant les rumeurs à la réalité du terrain, l’autorité publique entend non seulement rassurer, mais aussi réaffirmer la crédibilité d’un programme appelé à servir de modèle pour les politiques futures.
Pour les bénéficiaires, au premier rang desquelles les femmes entrepreneures, l’essentiel reste ailleurs : disposer d’outils fiables, adaptés et accessibles pour développer leurs activités et améliorer leurs conditions de vie. Sur ce point, la supervision ministérielle semble avoir apporté une réponse claire.