Kinshasa, le 29 septembre 2026
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  • 29 septembre 2026
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Banque mondiale-RDC : les priorités 2027-2036 pour l’entrepreneuriat, l’industrie et l’investissement

Réunis mardi 29 septembre 2026 à Kinshasa, le gouvernement congolais, le Groupe de la Banque mondiale et les acteurs du secteur privé ont examiné les priorités du Cadre de partenariat pays 2027-2036. Les échanges ont porté sur le financement des PME, l’industrialisation, les réformes du climat des affaires et l’organisation des investissements autour de trois corridors de développement.

Consolider les acquis dans les territoires

Le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des petites et moyennes entreprises, qui assure également l’intérim au ministère de l’Industrie, a précisé les priorités de son programme. Il a notamment retenu la consolidation des dispositifs existants, leur déploiement territorial et le renforcement des agences publiques chargées d’accompagner les entreprises et les investissements.

Ces priorités rejoignent l’approche proposée par le Groupe de la Banque mondiale pour les dix prochaines années. Le futur partenariat prévoit de concentrer les interventions autour de trois espaces économiques : le corridor d’Inga, le corridor de Lobito et le corridor de la Paix. L’énergie, la connectivité, les chaînes de valeur, les compétences et les services aux entreprises doivent être coordonnés dans chacun de ces territoires.

Élargir les possibilités de financement

Albert G. Zeufack, directeur de division du Groupe de la Banque mondiale pour l’Angola, le Burundi, la RDC et Sao Tomé-et-Principe, a proposé une intervention coordonnée des institutions du Groupe. Cette approche associerait les financements concessionnels de l’IDA, les interventions de la SFI auprès du secteur privé et les garanties de la MIGA contre certains risques liés aux investissements.

Cette diversification des instruments doit permettre de mobiliser davantage de capitaux pour les PME, les projets industriels et les investissements privés. Le crédit au secteur privé reste faible et concentré, tandis que les PME et les entreprises dirigées par des femmes rencontrent encore des difficultés d’accès au financement.

Les acquis de TRANSFORME comme point de départ

Depuis 2018, le portefeuille « Finance, compétitivité et investissement » présenté lors de la consultation représente 750 millions de dollars. Les programmes PADMPME et TRANSFORME font état d’environ 15 000 emplois créés, de plus de 6 000 nouvelles entreprises et de plus de 125 millions de dollars de crédits mobilisés au profit de plus de 8 000 micro, petites et moyennes entreprises.

Les discussions ont toutefois relevé le poids de l’économie informelle, le faible accès à l’énergie et aux marchés, ainsi que l’intégration limitée des entreprises congolaises dans les chaînes de valeur. Ces contraintes devront être prises en compte dans la sélection des réformes et des investissements du prochain cadre pays.

Les participants appelés à formuler leurs propositions

La consultation a réuni des représentants des ministères, de la Banque centrale du Congo, des agences publiques, des organisations patronales, des banques, des institutions de microfinance, des coopératives d’épargne et de crédit, des entreprises de technologie financière ainsi que des associations de femmes et de jeunes entrepreneurs.

Les participants ont été invités à transmettre leurs contributions au Cadre de partenariat pays 2027-2036. Leurs propositions porteront notamment sur les réformes du climat des affaires, le financement des PME, les chaînes de valeur, la transformation locale, les zones économiques spéciales et les indicateurs de résultats. Ces contributions alimenteront les choix qui encadreront la coopération entre la RDC et le Groupe de la Banque mondiale durant la prochaine décennie.

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