Kinshasa, le 17 octobre 2026
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  • 16 octobre 2026
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TRANSFORME permet de désenclaver le grenier agricole de l’ouest grâce au lancement de la navigation moderne sur la rivière Inkisi

57 PME issues du concours des plans d’affaires – COPA, organisé par le Projet TRANSFORME, appuyé financièrement et techniquement par la Banque mondiale, ont lancé ce vendredi 16 octobre le projet de navigation sur la rivière Inkisi, par bateau, entre la Nationale numéro 1 au niveau de Kisantu et Kama à près de 105 kilomètres en amont.

La cérémonie de lancement haute en couleurs a drainé à Kisantu pas moins que la cheffe de l’exécutif national, la première ministre Judith Suminwa Tuluka, le vice-premier ministre Daniel Mukoko Samba, en charge de l’économie nationale, et le ministre national de l’entrepreneuriat et développement des petites et moyennes entreprises, Justin Kalumba Mwana-Ngongo. A leurs côtés, le représentant de la Banque mondiale, partenaire technique et financier du Gouvernement, Albert Zeufack, ainsi que tout le gotha provincial et la crème de la crème politique, sociale et économique de la contrée, jusqu’aux autorités religieuses et à la notabilité coutumière.

C’est dire que le jeu en valait la chandelle. Le projet « Navigation rivière Inkisi » porte non seulement l’espoir de désenclavement des deux territoires du district de Cataractes, mais aussi la perspective de transformer de fond en comble le paysage économique du pays en partant de la région. Pour le réaliser, les initiateurs réunis au sein du désormais groupement d’intérêt économique « Rivière Inkisi » ont acquis deux bateaux reconditionnés en Hollande avec lesquels ils ambitionnent exploiter la rivière pour animer le commerce sur tout le trajet dans l’espace des deux territoires de Madimba et de Mbanza-Ngungu en s’enfonçant dans au moins 14 autres localités où sont cultivés la plupart des produits agricoles qui nourrissent les principaux centres de consommation de Matadi à Kinshasa, en passant par les grands centres urbains du corridor du Kongo central.

Ces unités fluviales, acquises pour un coût avoisinant les 2,6 millions de dollars américains sont capables de pousser des barges de 7500 tonnes pour les deux embarcations. Elles permettront aux PME membres de relever le défi d’acheminer à Kisantu des produits agricoles, après avoir remonté des biens manufacturés, selon Paul Didier Diku, président du conseil d’administration de cette initiative mutualisée.

Le gouvernement y voit une formidable opportunité de confirmer son option de développement à partir de la base. Justin Kalumba Mwana-Ngongo l’a dit dans son mot de circonstance, avant que Mukoko Samba prenne l’engagement d’aligner Rivière Inkisi sur les tablettes pour bénéficier des fonds de régulation économique mis en place pour et dont bénéficient déjà les provinces comme Sankuru, à la Tshuapa, au Nord-Ubangi et dans d'autres provinces.

Le projet du GIE Rivière Inkisi rejoint les priorités défendues par le Gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, notamment le désenclavement des bassins de production, la relance des chaînes de valeur agricoles et le renforcement des infrastructures économiques capables de connecter les territoires aux marchés nationaux.

Des défis et des réponses spontanées

Avant de rendre effective la navigation, le GIE devra impérativement d’abord lever un certain nombre de préalables. De ce nombre, l’amélioration de la navigabilité par le dragage de la rivière, actuellement diminuée par la relative sécheresse due à une pluviosité capricieuse, la construction des infrastructures de base, notamment les quais d’accostage, des entrepôts, mais également amorcer la reprise de l’activité commerciale dans le marché visé.

Heureusement pour les promoteurs de cette initiative, des mains généreuses ont mis sur la table, séance tenante, des appuis, notamment un don de 500 sacs de ciment offerts par l’entreprise PPC Barnet, mais aussi une enveloppe d’un mystérieux donateur qui a rendu disponible un important financement en dollars américains.

La Banque mondiale

Ne pouvant rater l’occasion, la Banque mondiale, par son directeur des opérations, s’est engagée à contribuer à la construction des entrepôts et à l’acquisition des engins de manutention sans préciser le montant de l’intervention.

Autant dire que le projet Rivière Inkisi est bien né, parce que le ministre Kalumba se pose aussi en défenseur du « nouveau bébé », prévenant qu’il ne sera pas question de l’étouffer par toutes sortes de harcèlement administratif et financier, puisqu’il veillera à le faire couvrir par les bénéfices d’un arrêté interministériel supprimant les perceptions illégales d’au moins 38 taxes dans le secteur de transport fluvial. Toutes ces volontés expriment la disposition de baliser la voie pour une navigation sécurisée de ce projet.

Inkisi, envoyé spécial

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